Briques de base d’un programme de rassemblement

Image par Martin de Arriba

Antoine Valabregue

Redonner de l’espoir et pouvoir bouger les lignes.

Le pouvoir, depuis des siècles, est celui de faire la loi, de juger, de nommer et de décider de la guerre et la paix.
Cela donne une espèce humaine fragilisé, pas sûre d’affronter correctement les questions écologiques   et sociales qui sont sur la place publique et qui en France, plus particulièrement, se méfie de la classe politique.

Il est donc question de faire évoluer la façon d’exercer le pouvoir en sachant que celles et ceux qui l’exercent ne vont pas s’en aller tranquillement.

Nous avons besoin de rêver non pas d’un monde parfait, mais d’un monde plus viable, en capacité de résoudre les problèmes :

Ecologiques ( biodiversité, acidification  des océans, épuisement  des ressources, cycles de l’eau et pollutions…).   Sociétaux (insertion de chacun, meilleure répartition des richesses). 

Relationnels (réduction des incivilités, des violences, des discriminations, paix avec les autres civilisations et peuples).

Organisationnels (représentation diversifiée, informations non falsifiées et non contrôlées par les puissants, réduction de la bureaucratie). 

Un monde formant des esprits à faire en respectant sa singularité, celle des autres et la fragilité du vivant.

Nous estimons que nous n’avons pas à faire un catalogue de mesures, mais un cahier des charges de ce que des conventions citoyennes, regroupant la diversité des positions, auront à aborder dès que nous serons élus

Les sujets cruciaux sont

  1. Rendre les lieux de vie, l’alimentation, les entreprises et les modes de déplacement le moins polluant possible.

Préserver la biodiversité

  • Pouvoir participer à la vie du pays en étant rétribué de façon suffisante pour se loger, se former, se vêtir, se nourrir et élever, le cas échéant, des enfants.

Répartir mieux les revenus.

  • Se sentir le plus possible en sécurité, sans être discriminé

Faire le maximum pour réduire toutes les formes de maltraitance.

Avoir les meilleurs rapports avec tous les pays.

  • Simplifier le droit et les modalités de réparation d’escroqueries manifestes.

Disposer d’une information de qualité, réduire les fake-news et contrôler au mieux la bienséance, dans les réseaux sociaux.

Revisiter les règles de notre République pour maximiser le pouvoir local, avoir une véritable diversité de représentations.

  • Repenser une formation généralisée qui apprendrait à se connaître, à connaitre l’autre, à ne mépriser personne, à comprendre les enjeux écologiques. Cette formation équilibrerait les activités pratiques, sensibles et mentales ; elle aménagerait un temps substantiel pour que chaque jeune rencontre les principaux milieux du pays, et mettrait les disciplines classiques au service d’un parcours de thèmes obligatoires balayant des questions importantes de l’existence.

Sur chaque objectif, les conventions proposeront :

le type d’économies, le type d’encouragements, le type de liens, les méthodes et  les pédagogies à promouvoir les plus appropriées. Les élus devront mettre en place ce qui aura émergé.

Nous savons que nous avons d’immenses problèmes à traiter, et que faire l’autruche est inutile.  Prenons les comme des challenges, ils ont pour nom :

  • Dérèglement climatique
  • Acidification des océans
  • Déforestations massives
  • Pollutions croissantes dues à un CO2 non absorbé
  • Manque d’eau pour 1 milliard de personnes
  • Epuisement de certaines ressources rares
  • Démographie mal contrôlée
  • Surconcentration des richesses aux mains de minorités
  • Non contrôle des grosses multinationales,
  • Chômage massif
  • Territoires abandonnés
  • Populations maltraitées
  • Violences persistantes contre les enfants et les femmes

Les désordres, partout présents, touchent tout le monde et hypothèquent l’avenir !

Désigner des coupables n’a eu, jusqu’à présent, que peu d’impact. Que ce soit l’hyper capitalisme, la finance incontrôlée ou la technologie débridée. Si le « système » continue, c’est bien aussi parce qu’il y a trop de gens qui le soutiennent, de façon directe ou indirecte, par sentiment d’impuissance, d’ignorance, de désarroi et de renoncement.

Si nous voulons casser ces sentiments « d’impossibilités », sortir des querelles inutiles et récurrentes, créer une dynamique de rassemblement au-delà des crispations nationalistes et égotiques, nous avons à faire un effort de pédagogie et à faire connaître les initiatives exemplaires existantes.

Pour redonner le goût d’un cheminement possible, sortir de l’idée que la France, « pays de l’individualisme protégé », est ingouvernable, accepter d’avoir des divergences, tracer des cadres qui permettent à chacun de trouver une place, et transcender les clivages, et s’occuper de l’essentiel.

Autour de l’essentiel, tenter d’être les plus nombreux possible.

Pour cela, nous proposons de restaurer les liens sociaux dès le plan local. Instituer des dispositifs de médiation, de remédiation et de régulations. Encourager les initiatives et capitaliser les réussites.

Notre chance est que nous voyons sous nous yeux se substituer l’axe temps-vivant à l’axe matière-énergie qui a structuré les siècles précédents.

Il resterait en plus de fouiller chaque axe, à apporter des éclairages  sur la culture, l’art, la technologie, l’agriculture, les monnaies, l’armée, la police, les relations internationales et européennes (ministère des affaires étrangères et rayonnement)

Nous proposons douze grands axes :

  1. Redonner du pouvoir au local : créer 10 maisons locales de la bienveillance par an et par département pendant 10 ans, pour ancrer des liens entre les générations et les cultures, inventer des solutions, pratiquer la résilience.  Maisons où l’on pourra :
  • Echanger les expériences.
  • Réparer les objets.
  • Consommer de façon plus intelligente et partagée.
  • Développer des réseaux d’entrepreneurs.
  • S’occuper des personnes non « insérées ».
  • Etre en position d’intervenir sur les questions de sécurité.
  • Réduire les souffrances, les dépendances  et les manques individuels, grâce à des soutiens spécifiques.
  1. Eduquer à penser, ressentir et entreprendre. Transmettre confiance, sens critique, goût du risque et art d’affronter l’imprévu. Pour de futurs adultes capables de piloter leur existence, de s’occuper  de leur santé et des générations futures, de travailler en réseaux, de faire la cuisine, de bricoler, d’improviser, et d’inventer. Tout cela autour d’un contenu partagé minimum, équilibrant, qui relève du passé du présent et du futur.
  • Instituer comme fondamental la connaissance de soi, des autres et de la planète, d’une façon différenciée, selon les formes d’intelligences, d’approches du réel et d’expériences de chacun.
  • Modifier le statut des nouveaux professeurs afin que leurs missions soient centrées sur les tâches à accomplir, et qu’ils puissent d’exercer d’autres activités.
  • Mettre en place des recrutements sur concours nationaux ou régionaux, favoriser le plus possible les compositions d’équipes éducatives par les établissements eux-mêmes (à hauteur de 60 % ?).
  • Un projet éducatif global par district scolaire, en lien systémique avec des projets éducatifs territoriaux.
  • Evaluation à tous les niveaux , pour mieux faire apparaître ce qui réussi.
  • Fusion école élémentaire-collège jusqu’en 5 ème, incitation aux jeux coopératifs.
  • Examen commun des connaissances au niveau de la première.
  • Mise en place dans les universités d’un premier cycle de culture générale de trois ans, démarrant au niveau de l’actuelle classe de terminale sur les plans scientifiques, techniques, humanistes, juridiques,  médicaux, artistiques.
  • Une partie du service des universitaires devra être consacré aux zones ouvertes à tous les citoyens.
  • Les universités doivent s’ouvrirent le plus possibles au monde de l’entreprise et construire avec celles-ci des programmes de recherches qui auront à cœur de protéger l’homme et son environnement et de favoriser l’épanouissement des populations.
  1. Une santé publique qui prône la responsabilisation et qui puisse prendre les décisions.
  • Bonus de cotisation qui entérine une hygiène corporelle responsable.
  • Mettre en place une véritable agence publique pour les usagers, financée par l’industrie pharmaceutique. Expertise indépendante des médicaments, vendus à l’unité. Incitation à la mutualisation des baisses de prix.
  • Encouragement aux thérapeutiques des cellules souches, pour les articulations d’ores et déjà.
  • Réorientation de la recherche pour supprimer à terme les expérimentations sur les animaux et d’une façon générale agir contre la souffrance animale.
  • Fin du « diktat » de l’allopathie.
  • Conventionnement des médecins subordonné au respect d’une carte des besoins. Interdiction des surcomplémentaires, poursuite de la politique de plafonnement des remboursements de  certaines prestations par les complémentaires. Promotion d’une dotation globale pondérée par une modulation selon le nombre d’actes et la difficulté intrinsèque des pathologies traitées.
  • Réorientation de la médecine de ville vers les actions de prévention et de santé publique (en rendant obligatoire de participer aux opérations collectives d’hygiène et de santé publique).
  • Offre hospitalière de proximité et gestion différenciée des moyens hospitalier, afin d’adapter l’offre hospitalière aux besoins des populations. Création d’une agence unique pour gérer les achats publics hospitaliers. Coordination obligatoire des permanences et des urgences hospitalières.
  • Ouverture systématique de «  maisons de santé » à visée essentiellement éducative, pour les adolescentEs) et les jeunes parents (style « maisons vertes »).
  1. Un partage du travail, lié à une recherche systématique de  « Qualité », à une diminution des tracasseries pour crée son emploi :
  • Contrat simplifié unique de travail  donnant  des garanties évolutives avec la durée passée sous contrat. Rendant possible le partage entre plusieurs employeurs. Appuyé par une véritable représentativité des salariés.
  • Contrat de qualification unique pour les 16-25 ans, avec décote de 25 % sur le SMIC et obligation contrôlée de formation de l’employeur.
  • Contrat de génération entre un sénior et un jeune,  avec obligation de transmission, exonéré des charges sociales.
  • Revenu minimum d’existence pour toutEs, déductible du salaire, si possible lié à un équivalent de travail pour la société. Et donc suppression du RSA.
  • Encouragement aux contrats entre auto entrepreneurs.
  • Facilitations de l’économie sociale solidaire et écologique.
  • Passage progressif et négocié entre les parties aux 32 h / semaine, en précisant combien d’emplois peuvent être créés par ces réductions horaires. En concevant un temps de travail actualisé avec une variation horaire pour certains métiers. Vers les 20H ?
  • Obligation de : respect mutuel,  sécurisation des parcours professionnels, accès à la formation, co-gestion.
  • Juste « prix » du travail, libéré d’une partie significative des charges sociales, transférées sur la CSG et alimentées par une taxe sur les profits non réinvestis dans l’entreprise.
  • Déconcentration forcée chaque fois que le niveau de concentration (horizontale ou verticale) atteint entraîne des asymétries d’information, des privilèges d’accès, de positions de domination en chaîne.
  1. Un service public des ressources concrètes, sensibles et conceptuelles nécessaires pour vivre de façon plus harmonieuse.
  • Eau, électricité (facilitant la construction de réseaux alternatifs de distribution gérés par des groupes de citoyens), finances, santé, pharmacie humaine et animale, phytosanitaire, éducation, assurances contre  les risques de la vie, réseaux d’informations. 
  • Reprendre en main la rente autoroutière.
  • Rationnaliser l’investissement en L.G.V.
  • Contribution du transit routier étranger.
  • Amplifier les procédures de débats publics.
  • Vers un véritable contrôle public de ces services (présence de commissaires du gouvernement, munis de droit de veto, du droit de soumettre à délibération, du droit de décider dans certains cas). 
  • Réforme du mode de gestion des entreprises publiques : désignation des dirigeants par des assemblées représentatives, contrat de mandat, redditions de compte, participation effective des usagers à la gestion, évaluation systématique des performances, budgets et comptes soumis à un contrôle strict.
  • Zones universitaires ouvertes à tous les citoyens pour leur donner les outils de compréhension des enjeux.
  • Service civique obligatoire, à partir de 16 ans, autour d’un parcours des associations, analogue à celui des Compagnons du Tour de France.
  1. Une économie de l’attention et de l’innovation durable.
  • Soutien public obligatoire aux sociétés innovantes : pépinières et incubateurs, accompagnement à l’installation, mise à disposition des plates-formes techniques, encouragement au financement participatif.
  • Triplement des moyens d’intervention de la BPI, tout en gardant son rôle de levier pour lever les financements privés.
  • Programme massif de réduction des consommations d’énergie et de stimulation de l’économie non carbonée. Remise à niveau des systèmes de fixation du coût du carbone et extension du périmètre des permis d’émission, à l’industrie aéronautique, aux transports terrestres, au secteur de la construction.
  • Dé-diélisation rapide du parc automobile et de camions, en associant citoyens et entreprises à cette nécessaire mutation.
  • Investissement public massif dans les réseaux énergétiques intelligents, avec priorité à la gestion des ressources au plan local.
  • Recours à l’emprunt obligatoire – garanti par l’Etat – pour le financement des investissements d’avenir, y compris par ponction dans les fonds de l’assurance vie et autres sources d’épargne peu ou mal mobilisés.
  • Lutte contre toutes les pratiques créatrices de rareté à des fins exclusivement lucratives.
  • Abolition des rentes subsistantes sans utilité publique (émoluments des anciens responsables politiques s’ils travaillent). 
  • Economie circulaire : étendre les filières de REP (responsabilité élargie du producteur), aussi bien au regard de la production des ménages que celle des déchets professionnels dans les filières non rentables)), encourager systématiquement la collecte en flux dédiés, imposer aux collectivités des normes obligatoires de collecte par flux et briser leur soumission aux industries de l’incinération et du recyclage approximatif.
  • Réduction des dépenses inutiles et non qualitatives
  • Recherche prioritairement centrée sur ce qui facilite l’autonomie, et les biotechnologies de la réparation.
  • Incitations à l’amélioration de la qualité relationnelle dans toutes les entreprises.
  1. Auto régulation et connectivité des villes et des campagnes pour assurer l’autonomie alimentaire en légumes et poissons.
  • Réduire les pollutions en tout genre (matérielles et psychiques).
  • Réduire et trier les déchets, minimiser les dépenses de chauffage. Diminuer les impôts pour ceux qui améliorent la réduction des déchets.
  • Donner un toit à chacun par un programme de construction d’immeubles sociaux passifs, économes en énergie.
  • Assurer la mobilité, au moindre coût financier et écologique.
  • Obliger les opérateurs de réseau à contribuer à la constitution des réseaux d’initiative publique correspondant aux carences de l’initiative privée. Loi nationale pour la couverture et les débits. 
  • Politique différentiée de subventionnement des types de transports en commun.
  • Abolition du différentiel fiscal diesel-essence, une refonte du bonus écologique pour supprimer le plus rapidement  possible le diésel.
  • Système repensé de livraison des marchandises (trains et petits camions électrique). Encourageant les transports par lots.
  • Incitation au covoiturage et à la voiture partagée. Systèmes de type Uber, en les contraignant à payer les charges sociales
  • Incitation des inter-communes à dé carboniser et dépolluer les transits en centre–ville. Généralisation des parkings de rétention et accès en collectif au centre ville.
  • Compte individuel de CO2 limitée à 2,7 tonnes par personne et par an.
  1. Justice et justesse  effectives. 
  • « Déjudiciariser » un certain nombre de contentieux : la circulation routière pourrait être du ressort du préfet, les réparations de délits involontaires du ressort des compagnies d’assurance, l’exécution des peines de prison du ressort de l’administration pénitentiaire, le surendettement des particuliers du ressort des succursales de la Banque de France.
  • Simplifier les procédures de contestations manifestement fondées.
  • Rendre la majorité des recours non suspensifs pour éviter les procédures dilatoires.
  • Valoriser les tâches des greffiers, en leur confiant, sous le contrôle du juge, la rédaction des décisions judiciaires.
  • Rapprocher puis d’unifier les deux ordres de juridiction : ordre judiciaire (dépendant de la Cour de cassation) et ordre administratif (dépendant du Conseil d’Etat).
  • Renforcer les moyens des chambres régionales des comptes qui apportent une contribution essentielle à la lutte contre la corruption. 
  • Doubler les effectifs de justice.
  • Multiplier l‘insertion sous contrôle plutôt que la prison.
  • Créer un office de la médiation de l’arbitrage et la bienveillance ayant de réels pouvoirs.
  • Créer un office d’encouragement des belles initiatives et de minimisation (relativisation et compréhension) des échecs.
  1. Information  plurielle, soumise à une éthique contrôlée par les citoyens élus des collectivités locales et désignés par les « maisons locales de la bienveillance citoyenne », couplée à  des scrutins sur questions majeures posant problème.
  • Votation citoyenne systématique sur des sujets débattus dans une chaine télévisée, grâce à une identité numérique garantie. 
  • Favoriser les « campagnes » locales et organiser les débats. Mettre en place les conditions de vote et l’organisation (équipes autour des urnes et scrutateurs).S’engager à prendre en compte les résultats des votes et en débattre dans des réunions citoyennes.
  • Affichage renforcé du coût réel des produits vendus dans tous  les  secteurs (incluant coût de transport).
  1. Impôt à la source, progressif fusionné avec la C.S.G, TVA écolo et rééquilibrage des impôts locaux. 
  • Suppression des mécanismes de sur progressivité de la CSG, par incorporation de la CSG dans l’assiette de l’IR. (Ce qui porterait le taux marginal à 55 %). Création de tranches marginales à 60 et 65 %. Révision des modalités de taxation des substituts aux revenus, soit pour les assujettir à l’IR (dividendes, retraites chapeau) soit pour les taxer équitablement (stock-options, certificats de Souscription d’actions, etc.. Taxation des plus-values de cession des valeurs immobilières.
  • Impôt unique sur toutes les formes de patrimoine, y compris œuvres d’art, foncier rural et parts sociales ou actions quelque soit le niveau de détention, assortie d’un taux minime.
  • TVA sociale écolo, inversement proportionnelle aux nuisances occasionnées.
  • Rééquilibrage des impôts régionaux. Un pourcentage des impôts affectés à  des projets choisis par les citoyens.
  • Système encourageant la création et la sortie de start-up ainsi que la transmission d’entreprise, pénalisant la plus-value à court terme.
  1. Représentativité refondue, respectant la diversité, rendant effective l’implication de tous les citoyens,
  • Donnant le droit de vote à tout résident, depuis au moins 1 an.
  • 5 niveaux : local, régional, national, européen, mondial.
  • Trois instances par niveau : court, moyen et long terme. 
  • Election des représentants, renouvelable une fois par paire H/F, à tous les niveaux, avec reclassement en fonctionnaire, le cas échéant.
  • Consultations régulières devant être organisées.
  1. Un « parti européen Humaniste »  pour contribuer à une Europe fédérale politique, en lien avec une structure mondiale.
  • Rendant accessible les décrets européens.
  • Instituant une armée européenne unique.
  • Réalisant des échanges accrus entre peuples.
  • Fédérant  les énergies créatrices et les bonnes volontés humanistes et écologiques.